La femme enceinte dispose de plusieurs mesures de protection pendant sa grossesse et son congé maternité. Mais pour qu’elle puisse bénéficier pleinement de cette protection dont celui d’une garantie mutuelle maternité, cette dernière doit effectuer quelques démarches.
Déclarer sa grossesse
La future maman doit déclarer sa grossesse à la médecine du travail au plus tôt afin de bénéficier d’une protection légale. Outre, sa déclaration lui permettra d’avoir des remboursements de ses frais de santé de l’assurance santé maladie. Dès que sa grossesse est confirmée, elle possèdera un statut particulier qui la permettra de travailler et d’effectuer les démarches nécessaires pour sa santé. Ceci inclut les absences qu’elle devra effectuer lors des examens et échographies. Ces absences seront assimilées à des heures de travail effectifs et ne seront donc pas déduits de son salaire. La plupart du temps, l’employeur accorde des pauses et des aménagements d’horaires pour faciliter les sorties et les entrées afin qu’ils ne coïncident pas avec les heures de pointe.
S’informer
La future maman devra se renseigner auprès du représentant du personnel de l’entreprise sur les avantages qui lui sont accordés. Au cas où son état de santé est précaire, la femme enceinte peut demander un changement temporaire d’emploi sans que son salaire n’en soit affecté. Elle doit se munir d’un certificat médical pour justifier sa demande. Ce certificat peut être délivré par son gynécologue ou par son médecin traitant. La consultation chez un gynécologue figure parmi les actes remboursés par la mutuelle santé. Une femme enceinte exposée à des risques dans son milieu de travail doit être affectée à un poste moins dangereux. Si elle ne peut être transférée, elle ne travaillera pas mais percevra toujours son salaire.
Embauches, promotions et licenciements
La loi sur l’égalité salariale permet aux femmes de percevoir les hausses de salaire même pendant leurs congés maternité si des augmentations ont lieu au sein de l’entreprise. La maman peut également prendre ses congés annuels à son retour de congé maternité sans l’opposition de son employeur. La femme enceinte ne risque pas d’être licenciée jusqu’aux quatre semaines suivants sa reprise d’activité. Les exceptions sont les fautes professionnelles graves et si l’entreprise ne peut maintenir son contrat pour des raisons économiques.