Les examens prénataux permettent de surveiller le développement du fœtus et de constater d’éventuelles anomalies ou malformations. Ils permettent également de suivre l’état de santé de la mère et du bébé. L’assurance santé de la Sécurité Sociale prend totalement en charge les examens nécessaires, ce qui facilite l’accès aux soins pour les femmes de toute couche sociale. Au début de la grossesse, un examen sanguin est effectué pour s’assurer que la mère ne souffre pas de maladies pouvant se transmettre au bébé lors de l’accouchement.Un dépistage des marqueurs sériques permettra d’évaluer les risques d’avoir un bébé atteint de trisomie 21.

L’échographie. La première échographie remboursée à 70% par la Sécurité Sociale (reste à la charge de la mutuelle maternité) doit s’effectuer vers la douzième semaine de grossesse. Le médecin mesure alors la longueur entre le sommet de la tête et le bas des fesses pour déterminer à trois ou quatre jours près la date de conception du fœtus. La deuxième échographie arrive entre la 23e et 25e semaine de grossesse. Les anomalies morphologiques sont visibles à cette période. Le gynécologue vérifie l’apparition des organes en détail, le développement des membres, du cerveau, du cœur et de l’abdomen. La troisième et dernière échographie se fait entre la 31e et 33e semaine de grossesse. Le bébé devrait mesurer dans les 40 cm et peser entre 1.4 et 2 kg. Un examen morphologique pourra détecter de possibles pathologies.

L’amniocentèse. L’amniocentèse ne s’effectue pas systématiquement et ne se rembourse par la Sécurité sociale que dans de rares cas. Il s’agit de prélever une petite quantité de liquide amniotique pour voir si le fœtus porte une anomalie chromosomique comme le trisomie 21 ou une mucoviscidose. Cet examen pouvant être couvert par la mutuelle santé s’effectue vers la 17e semaine de grossesse. En cas de résultat positif, il est possible d’avoir recours à une Interruption Volontaire de Grossesse même si le délai légal est dépassé. Il est fortement conseillé en cas d’antécédents familiaux. L’amniocentèse peut provoquer une fausse couche chez 1% des femmes.