Les femmes enceintes et leurs bébés, sensibles à l’atrazine Les femmes enceintes sont extrêmement sensibles à toutes agressions extérieures. Lors d’une étude effectuée par les chercheurs de l’Inserm, il est apparu que les herbicides et les pesticides ont un effet néfaste sur les femmes enceintes, mais également sur le bébé qu’elles portent. Cette étude menée sur une longue période a démontré que l’herbicide appelée atrazine est toujours présente dans l’eau même si elle à été interdite depuis plusieurs années. C’est d’ailleurs en absorbant cette eau que les femmes enceintes se sont retrouvées exposées à l’herbicide en question. L’atrazine synonyme de déficiences irréversibles sur le fœtus Les femmes enceintes exposées à l’atrazine, même à faible dose, peuvent avoir des bébés présentant des déficiences irréversibles. Le fœtus se développe mal et chez les garçons des anomalies génitales étaient constatées, tandis que la plupart des bébés connaissent un retard de croissance important intra-utérin. Les mères ayant été en contact avec l’atrazine et plus particulièrement celles qui mangent beaucoup de poissons contaminés, donnent en majorité naissance à des bébés de faibles poids de naissance et à la circonférence de la boîte crânienne peu développée. Précautions à prendre Durant sa grossesse, la future maman doit donc prendre des précautions particulières pour préserver sa santé et celle de son bébé. Cela s’applique surtout aux femmes ayant consommées beaucoup de poissons ou autres produits halieutiques de régions fortement contaminées. Les mesures à prendre ne concernent donc pas uniquement la nourriture, mais également l’eau et l’environnement dans lequel la femme enceinte évolue. Cette dernière doit aussi adhérer à une mutuelle santé pour assurer les dépenses dues à d’éventuelles maladies au cours de la grossesse. En outre, c’est l’Etat lui-même qui doit prendre des mesures draconiennes concernant l’utilisation massive des pesticides et herbicides chimiques dont les effets sur des générations d’enfants sont irréversibles. La prise de conscience concerne également les agriculteurs et les industries qui fabriquent ces produits. Cette étude démontre clairement que malgré l’interdiction de l’emploi de l’atrazine, ses effets se ressentent encore plusieurs années plus tard sur les fœtus.